« Long live Rock 'N' Roll. The Feeling is there body and soul. »


«Nous, le public, on s'impatiente. Devant moi, les pastilles rouges des amplis clignotent, ils n'attendent plus qu'eux pour cracher. C'est pas Bercy ou le Zénith, mais ça devrait le faire. Seulement CE soir, le public devient gladiateur. Jamais vu ça. Ce soir, on commande. Ce soir, on est impitoyable. Ca hurle de partout. La frontière entre les cris de joie et de haine sont si ténues. Les pogos démarrent à peine leur concert commencé. Premier coup ! Toujours dans le noir, c'est lui qui démarre, à la grosse caisse. Elle cogne, seule et brusque. Comme une pulsation cardiaque régulière. Vingt fois en tempo de blanche pointée. Lumière sur la batterie, puis sur la basse en finissant par la guitare. Break rapide. Silence, comme un faux départ. Trois secondes de silence, pour déstabiliser le public, pas plus. La grosse caisse passe en triolet avec la cymbale et le charleston s'intercale et ralentit le rythme. La basse accompagne, sèche. En ré majeur probablement. Montées et descentes de gammes. Trois fois. Trois escalades et trois glissades simples mais parfaitement en accord avec les aspérités régulières de la batterie.Enfin le thème. La basse et la guitare s'en chargent. Le public est en appétit, normal. On a presque tout refusé depuis le début de la soirée. C'est leur chance là, on a faim. Ils vont régaler. Palpitations, vibrations; non c'est mon portable. On s'en fout. A nouveau, un break. Roulement de caisse claire, reprise du thème et phrasé très doux du chant à la quinte supérieure. On aime. On jubile. Mais on ne dit rien. On reste de marbre. Le guitariste ose enfin nous regarder. Le trac, il l'a. Mais ce granit de trac s'est transformé en rivière de rock and roulant ses cailloux sur mesures à trois temps. Puis un solo, très court. Pas de frime, pas de free jazz, c'est du rock'n'roll. Comme on l'aime. Ah, reprise des instruments, pour un dernier refrain je suppose. Le batteur et le guitariste se regardent, il lève ses baguettes et fixe les deux guitares... " Love's gone BAD ! " Impec. QUOI ? Impec dis-je. Leurs notes vibrent encore dans mes tympans et encore plus sous l'explosion du public. Une EXPLOSION, oui. On jouit, jubile et others qualificatifs. Digne des Suprêmes, ou presque. Un instant, je vois que le guitariste panique. Il ne doit pas bien distinguer les cris, il ne doit pas savoir à quel point on en veut encore. Il débranche sa Gibson et sort de scène. Les filles s'égosillent à quelques centimètres de moi. Ils remontent; et rejoue. Le public est chaud. Le public est jury. Et le public est dans un état second.Moi aussi. Les champs font effet. Hallucinations. Pénombre. Premier coup, encore. On est 200 à reprendre la chanson si connue en rythme. 1 ! 1,2,3,4 !;
WE LOST CONTROOOOOOL !! (and i lost control too.) Trou noir

# Posté le mercredi 25 février 2009 06:00

Modifié le dimanche 08 mars 2009 13:46

« T'as pas un plan TAZ ? »

Je tue, je cours, je saute, je vole; plus de directions : aucune. En bas, en haut tu payes pour trouver ta raison d'être. J'aurais ben voulu vivre dans la joie et l'allégresse, mais j'ai pris le chemin du sang, des larmes et de l'ivresse. J'ai commis un milliard de pêchés je le confesse. Je sens sa main sur mon épaule qui me caresse et le temps presse. Mais le t e m p s p r e s s e.

# Posté le mercredi 25 février 2009 06:44

Modifié le mercredi 25 février 2009 06:56

« Parce que certains se croient en pleine décadence du vice du Rock'n'Roll. Vous n'êtes rien, alors j'en ris. La décadence est là, et vous n'existez pas. »












Des cruelles qui méritent d'être connues et reconnues pour leurs dessins, si elles ne le sont déjà pas.
.Wolfman-1968.

# Posté le mercredi 25 février 2009 09:58

« Le Rectorat ne nous aime pas. Felix Moati, un impulsif. »


« VOUS CONNAISSEZ L' HISTOIRE DE CES DEUX HOMMES À LA TERRASSE D'UN CAFÉ, EN TRAIN DE CASSER LA COQUE DE LEUR ŒUF CUIT, LA BAVE SUR LE MENTON, QUI PARLENT DU MONDE ? CA COMMENCE COMME Ça, DU MOINS SI MES SOUVENIRS SONT BONS : « ALORS LE MONDE VA TOUJOURS AUSSI MAL ? »... ET L AUTRE, SOURIANT, QUI RÉPOND « OH OUI ! TOUJOURS AUTANT DE MORTS ET DE DÉFLAGRATIONS, DE VILONS GRINÇANTS ET DE CORNEMUSES ROUILLÉES, TOUJOURS LES CRÂNES PAR TERRE ET LES CORPS SECS...LE MONDE TEL QU'ON LE CONNAIT EN SOMME, ET TEL QU'ON L'AIME ! »...PULSIONS EST SUREMENT NÉ DE CETTE DISCUSSION VASEUSE SUR L'ÉTAT DES CHOSES, SUR CE TOUTE IMPUISSANCE FRUSTRANTE QU'ON A, NOUS, DE NOTRE CÔTÉ, MES POTES ET MOI, À AGIR SUR LE MONDE ET SUR LE TEMPS, À POSSÉDER ENFIN L'EXISTENCE, CETTE CHOSE VAGUE QUE DE NOMBREUX ABRUTIS RÉDUISENT AU SEUL STADE D'IDÉE. MAIS L'EXISTENCE N 'EST PAS QU'UN JEU DE L'ESPRIT, ET SI VOUS NE ME CROYEZ PAS, LAISSEZ LE TEMPS FAIRE LES CHOSES, LAISSEZ LA GRAVITÉ VOUS SERRER LA GORGE, LA MÉLANCOLIE VOUS PRENDRE AUX TRIPES ET VOUS RETOURNER L 'ESTOMAC.. QUAND VOUS AUREZ LA GUEULE SUR LE SOL, LES CHICOS EN MIETTES ET LES CILS RETOURNÉS, CE SERA LA GRANDE ANGOISSE, LA FURIEUSE ASPHYXIE...L'ENNUI AVEC SES GRANDES BOTTES ET SA ROBE DE SOIE, CELUI QUI VIENT APRÈS LES PETITS FESTINS, QUAND ON L'A TROP ATTENDU, ET QU'ON EST RESTÉ LÀ, À REGARDER LE SPECTACLE, LES RIDEAUX SE RANGER, ET LA SCÈNE SE FAIRE BALAYER PAR LES NOUVEAUX COMÉDIENS. OH LECTEURS, FAITES NOUS CONFIANCE DÉSORMAIS...IL N'Y A PLUS DE POSE DANS CE QUE L'ON ÉCRIT...C'ÉTAIT LE CAS L'ANNÉE DERNIÈRE, QUAND ON FAISAIT DES PHRASES POUR RIEN, OU , PARFOIS, POUR FAIRE L'AMOUR À DES JEUNES FILES AUX YEUX RONDS. MAINTENANT C'EST TRÈS CLAIR, SI VOUS AIMEZ NOTRE PROJET, VOUS NOUS AIMEZ NOUS, NOUS TOUS ET ENTIERS, PARCE QUE QUOI QU'ON EN DISE, L'HOMME N'EST QUE CE QU'IL FAIT.NOUS SOMMES PULSIONS. ET DONC VOILÀ, J'EN ARRIVE À UNE SORTE DE CONCLUSION QUE JE N'AURAIS JAMAIS PENSÉ ÉCRIRE DANS LES NUMÉROS PRÉCÉDENTS, CES NUMÉROS QUI N'EXISTENT PLUS : PULSIONS, C'EST L'ENGAGEMENT, L'ENGAGEMENT DANS LE TEMPS, DANS LA COURSE À LA VIE, L'ENGAGEMENT DANS L'EXISTENCE ET SES INSTANTS DE GRÂCE, MAIS AUSSI DANS SES MOMENTS DE BRUTALITÉ PROFONDE.AU LIEU DE REGARDER TOUT CELA AVEC LA PASSIVITÉ DU VIEUX SAGE, NOUS VOULONS CRÉER NOTRE RAPPORT AU MONDE ET AUX CHOSES. ET NOUS N'Y ARRIVERONS QU'EN MENANT TOUS NOS PROJETS, TROP LONGTEMPS RESTÉS DE SIMPLES FANTASMES QUE L'ON EXHIBAIT LE SOIR, AVANT DE DORMIR, LE PÉNIS DUR, POUR SE RASSURER.PARCE QUE PULSIONS N'EST PAS SEUL....IL Y A DES GROUPES DE MUSIQUE À CÔTÉ, QUI SECOUENT UN RYTHME TROP MOU, DES AMIS QUI ÉCRIVENT AUSSI, QUI JOUENT ET METTENT EN SCÈNE...CETTE ANNÉE, MALGRÉ LES GOSSES CRAMÉS DANS LA BAGNOLES ET CUITS À POINT, MALGRÉ, AUSSI, UNE PAUVRETÉ CULTURELLE ASSOMMANTE, ET DES J.O QUI NOUS LES BRISENT DE PLUS EN PLUS, CETTE ANNÉE, JE ME RÉPÈTE, A COMME UN GOÛT DE COMMENCEMENT. DÉCOUVREZ PULSIONS. »

# Posté le jeudi 26 février 2009 11:19








Cramer ma vie est devenu mon exutoire, je préfère jouer avec le diable chaque soir, ou j'en sais rien, j'finirais p'tètre au purgatoire. Je t'en prie partons sans effroi, prenons ce shoot après la lune, cette drogue si forte que tu respires... J'aimerais mourir dans ton lit, cracher mon dernier souffle cette nuit. Car ici on s'ennuie, le monde est chiant, si peu excitant. Car c'est pas sa la vie, On nait pour crever alors profitons en. Alors ne pensons plus à rien, juste à mon corps entre tes mains...

# Posté le lundi 16 mars 2009 16:10